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Le blog de algerie-infos

"La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve" Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

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En Algérie aussi, la ségrégation sociale commence à l'école

Photo DR

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A l'étage inférieur de l'actualité, des correspondant locaux laissent percer au compte-goutte la dure existence des humbles. D'Oran à El Tarf en passant par Khenchela le sujet du jour ce matin : quand on n'est pas bien pourvu, et que l'Etat est occupé ailleurs, comment faire réussir les enfants à l'école?

"Que se passe-t-il dans les écoles oranaises? écrit Wahib Aït Ouakli reprenant un rapport de la commission éducation de l'APW d'Oran. Le midi, 55% des enfants des zones rurales ne mangent pas à leur faim. Des cas avérés ont été relevés dans une école implantée dans le quartier géant et populaire de Sidi El Bachir et à l'école Yahiaoui de Bir El Djir, deux localités situées à l'entrée est de la ville d'Oran. Le même constat a été relevé dans l'école de cap Falcon et l'école Mohamed Belarbi. "

Ventre vide et classes surchargées.

Le correspondant local note que "des dizaines d'enseignants ayant pris leurs fonctions se sont rendus compte qu'ils auront à suer en enseignant quotidiennement à 45 ou 50 élèves par classe". Dans ce domaine, il n'y aura pas de jaloux . Le phénomène de surcharge touche des écoles implantées dans les localités déshéritées comme El Karma, Oued Tlélat et les vastes quartiers populaires d'El Hassi et Sidi El Bachir. Le même problème a été relevé dans la très riche commune de Bir El Djir, mitoyenne de celle abritant le chef-lieu de la capitale de l'Ouest, Oran-ville". On relève " les retards accusés dans la livraison de plusieurs établissements scolaires dont les travaux sont en chantier, notamment dans les localités de Nedjma (ex-Chetaibo) dans la commune de Sidi Chahmi, El Karma, El Hassi etc. En attendant des jours meilleurs, les enfants scolarisés sont appelés à s'entasser en classe".

10 kms à pied...

Les écoles des quartiers populaires concentrent d'autres handicaps : "la majeure partie de ces élèves des zones enclavées sont obligés de parcourir à pied de longues distances pour rallier l'école."

Confrontés à la mhttp://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif ême situation, à l'autre bout du pays, dans la wilaya d'El-Tarf,  des collégiens de la localité d'EL Faid, ne voyant pas venir, pour la deuxième journée consécutive, le bus devant les transporter vers leur  CEM, situé à 8kms , ont pris le taureau par les cornes. Lundi matin, Ils bloqué la RN 44 pour protester contre cette absence du transport scolaire. Le correspondant local de l'Expression rapporte : "Ces jeunes collégiens qui avaient placé des blocs de pierres n'arrêtaient pas de fulminer contre ce qu'ils considèrent de l'irrespect et de la non-considération envers cette frange d'élèves dont les parents aux revenus modestes n'ont pas de voitures. Et de poursuivre que pour chaque retard, on les oblige à ramener leurs parents, sans oublier les cours qu'ils doivent rattraper".

Les habitants du village Ouled Tamrabette, à 30 km de Khenchela, dénoncent aussi l’indisponibilité du transport scolaire. La correspondante de Liberté, Siham Boughediri rapporte leurs propos : “Après leur sortie de l’école vers 17h, nos enfants sont contraints d’attendre les transports en commun sous la pluie, et le froid glacial de cette région en hiver”, déplorent-ils. L'absence de transport scolaire est d'autant plus insoutenable avec la flambée des tarifs de transport privés. Une jeune veuve confie: “J’ai quatre enfants scolarisés, je dépense 200 DA chaque jour, rien que pour leur transport".

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