"La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve" Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)
12 Novembre 2012
Photo El Watan-Les salariés de l’ETUSA ce matin sur le parvis de la Maison du peuple
La journaliste Malika Ben (Liberté) était présente
hier : « Moins d’un mois après la première démonstration de force au siège de la Centrale syndicale, les travailleurs de l’Étusa sont revenus hier à la charge. La Maison du peuple a été
une nouvelle fois investie par des centaines de travailleurs de l’établissement qui ont tenu à relancer leur protestation (…). Selon le porte-parole des manifestants, ex-syndicaliste licencié
depuis six mois, “la direction générale de l’établissement a bafoué les résolutions du protocole d’accord signé le 16 octobre dernier. Elle n’a respecté aucun engagement. Nous n’avons rien,
cela fait vingt-cinq jours, alors les travailleurs ont décidé de renouer avec la protestation jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites”.
Aït Mejane explique
que les manifestants réclament “l’annulation dudit protocole d’accord, le départ du DG et la dissolution du syndicat et son remplacement par un bureau exécutif provisoire en attendant son
renouvellement”. Il justifiera, aussi, cette nouvelle montée au créneau par “les représailles et la pression que subissent les travailleurs de la part de leur chef de station depuis la
dernière protestation. Nous avions clairement averti que si un seul travailleur est harcelé, nous reprendrons la protestation”.
À cela s’ajoute,
selon le même interlocuteur, “le licenciement qui se poursuit et le problème des contractuels qui n’a pas été résolu”. En un mot, selon les protestataires, aucun engagement n’a été
respecté par la DG de l’établissement, notamment les volets touchant aux licenciements. »
Le ministre du Travail botte en touche, non sans une bonne dose de mauvaise foi, s’agissant du mode de nomination d’un DG, ou de la non-immixtion dans les affaires syndicales. Amar Tou déclare à TSA : « Le DG a été nommé en respect des procédures en vigueur dans le pays. S’il y a insuffisance de gestion confirmée, les dispositions seront prises en fonction de ce qui est en vigueur en matière de réglementation concernant la nomination du DG », a‑t‑il expliqué. En revanche, Amar Tou n’a pas souhaité commenter les revendications concernant le syndicat. « On va à l’UGTA pour demander des choses qui font partie des attributions de l’UGTA », a‑t‑il expliqué. « Je ne m’immisce pas quand il s’agit des aspects syndicaux », a‑t‑il ajouté.