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Le blog de algerie-infos

"La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve" Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

Tendance/ Le bœuf de l'aïd

 

Clonées ?

 DR-“Notre interlocuteur nous a dit avoir décidé avec ses quatre frères d’égorger un bœuf à 12 millions de centimes, au lieu d’égorger des agneaux à plus de 4 millions de centimes”.      

 

Face au prix exorbitant du mouton, les Algériens optent pour le bouc et le bœuf

 

 

Reportage de Imène Ilane, 17 octobre 2012

Echorouk (Traduction  Moussa. K)

 

A quelques jours seulement de l’Aïd El Adha (Sacrifice), de nombreuses familles algériennes se trouvent contraintes de recourir au partage des frais de la bête à sacrifier avec des proches et voisins, en choisissant les bœufs, en raison des prix des moutons qui demeurent hors de leur portée, tandis que d’autres préfèrent d’égorger de boucs, à des prix moins élevés que les moutons.

Afin de savoir mieux comment les familles algériennes se préparent pour fêter l’Aïd El Adha, Echorouk a visité certains quartiers populaires de la capitale (Alger), où il a recueillis quelques témoignages des citoyens. Marzouk, à titre d’exemple, nous a confié que le prix de la bête de qualité moyenne qu’achetait le citoyen jadis à 20 000 DA est passé cette année à 45 000 DA, tandis que d’autres sont affichées à 70 000 DA.

Face à la flambée des prix du mouton, notre interlocuteur nous a dit avoir décidé avec ses quatre frères d’égorger un bœuf à 12 millions de centimes, au lieu d’égorger des agneaux à plus de 4 millions de centimes.

Les familles algériennes ayant du mal à subvenir aux besoins de leurs enfants, en matière de la nourriture, sont privées cette année d’égorger le mouton, comme le souligne, Brahim qui a choisi d’égorger en revanche un bouc au lieu de mouton.

« Il y a quelques années, le prix du mouton ne dépassait pas les 20 000 DA, où le riche tout comme le pauvre égorge des bêtes à l’occasion de l’Aïd El Adha. Mais, aujourd’hui les spéculateurs nous ont privés de faire la sunna », a-t-il déploré.

Pour le porte-parole de l’Union générale des commerçants et d’artisans algériens (UGCAA), Hadj Tahar Boulenouar, l’envolée des prix du mouton serait due essentiellement à la spéculation et le diktat imposé par certains commerçants ainsi que la forte hausse des prix des aliments du bétail importés.

Contacté au téléphone par nos soins, le porte-parole de l’Ugcaa a indiqué que certaines familles à faible revenu, ont recouru au partage des frais de la bête à égorger, tandis que d’autres ont fait recours à des prêts afin de célébrer le fête de Aïd El Kebir.

L’interlocuteur a ajouté que rien que pour Alger, pas moins de 200 mille têtes de bétails sont consommées.

A titre illustratif, Boulenouar a dit qu’en Kabylie, des citoyens préfèrent égorger des bœufs à la place des moutons.

Président de la Fédération des éleveurs: « L’éleveur et le consommateur sont victimes de spéculation »

De son côté, le président de la Fédération des éleveurs, Azeddine Djilali a tenu les commerçants pour responsables de la hausse excessive des prix des bêtes à l’approche de la fête de l’Aïd, tout en considérant tant l’éleveur que le consommateur comme victimes de spéculation.

Le président de la Fédération des éleveurs a indiqué que les éleveurs sont en colère à cause de la lenteur dans l’approvisionnement en matière de l’ogre prévue initialement au mois de septembre dernier.

Selon l’interlocuteur, le retard accusé par le ministère de l’Agriculture dans l’opération a suscité une vague de colère chez les éleveurs.

Echorouk El Yaoumi

17

octobre 2012

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